Mon jardin comestible

En route vers la souveraineté alimentaire

L’ensemble du vivant s’effondre silencieusement…

Contrairement à la pseudo-science qu’on nous servait, il n’y avait pas de surmortalité des abeilles, pour être tout à fait honnête, on est même plutôt en présence d’une surpopulation des abeilles domestiques relativement à la globalité des insectes, quelle que soit l’affection qu’on peut avoir pour ces adorables petites bêtes.. On avait confondu le réel et le quantifié. Pourquoi s’était-on focalisé sur les abeilles? Parce qu’elles sont quantifiées. Pourquoi sont-elles quantifiées? Parce qu’elles sont « bankables ».
 
Derrière ça, il y a une chute massive de l’ENSEMBLE du vivant, dans tous les pays « développés », qu’on devrait plutôt rebaptiser « en voie de sous-développement ».
Cette chute massive fait suite, selon moi, à la déforestation, au défrichage obsessionel, au bétonnage galopant, les produits chimiques étant un facteur parmi d’autres (mais là aussi, on réduit le réel à un facteur quantifié et puis c’est plus facile de dire méchant Monsanto que méchant Moi vilain consommateur d’essence d’asphalte de céréales de béton).
 
Le sol a perdu 80% de son activité biologique, 80% des insectes ont disparu.
Comment ne pas réaliser dans ces conditions que la survie de 8 milliards d’humains risque de devenir un pari risqué?
 
La civilisation moderne est une anti-civilisation.
Stop ou encore?
http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/10/18/en-trente-ans-pres-de-80-des-insectes-auraient-disparu-en-europe_5202939_1652692.html

Samedi 14 octobre 2017 – Un petit atelier de maçonnerie sauvage

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De la terre du jardin et des planches de bois pour le coffrage.

C’est tout ce qu’il faut pour démarrer des bordures durables.

Cette fois-ci, nous ferons la finition avec un mélange terre-argile.

Et dans quelques semaines, nous récolterons les tomates et épis de maïs qui poussent déjà dans cette planche.

La feuille verte

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La feuille verte, nourriture des hommes, nourriture du sol.

La feuille est un aliment majeur, pour les hommes, ainsi que pour le sol.

C’est aussi le principal auxiliaire de santé. Pour les hommes… et pour le sol !

La feuille verte est certainement la grande oubliée de notre civilisation moderne..

Elle est donc un remède majeur à nos maux !

Des jardins ouvriers aux jardins partagés : une vieille tradition promise à un bel avenir

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Photo : jardins de Macheren en Moselle, Lorraine.

 

L’histoire des jardins ouvriers commence à la toute fin du 19ème siècle.

On est en plein basculement : plus que jamais jusque là, les paysans quittent leur terre pour devenir ouvriers à la ville.

L’abbé Lemire pense à un espace nourricier et solidaire, qui deviendra le jardin ouvrier.

Les jardins ouvriers, devenus jardins familiaux après 1945, connaîtront un essor continu jusqu’aux 30 glorieuses.

 

L’ère de la consommation de masse… et la pression foncière, ont bien failli, durant les années 60 à 80, avoir raison des jardins familiaux.

La nécessité et la demande, l’utilité sociale et la symbolique politique attachés à ces espaces hors commerce, ont permis leur survie… jusqu’aux années 2000.

Antidote à l’hypermodernité, outil socio-politique de premier choix, précurseur d’une nouvelle forme d’organisation?

Le jardin partagé, qui connaît un essor formidable depuis quelques années est donc la résurgence d’un outil social ancien, au service des communes et de leur population.

Un outil promis à un brillant avenir. Un lieu d’expérimentation.

Pour soigner le sol.

Réinitier les familles à l’autonomie.

Restaurer la résilience des communautés.

Connaître ces 3 plantes, c’est comme posséder un trésor. Un trésor à préserver.

3 plantes sauvages comestibles poussent partout en France, à la ville comme à la campagne.

On peut vivre en pleine ville, et accéder à la ressource ultime : une super nourriture à portée de main.

Nutritives et médicinales, ces 3 plantes sont présentes dans presque toutes les villes de France. Et aussi dans nos campagnes, bien sûr.

Autant dire que les connaître, et apprendre à les utiliser, c’est posséder un atout majeur.

Le grand plantain

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Le laiteron

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Le trèfle.

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Je vous laisse vous renseigner sur leurs vertus nutritives et médicinales et sur leur utilisation (apprendre à les marier à vos salades et à les assaisonner). Elles sont connues et reconnues depuis des siècles et on trouve tout ce qu’il faut sur le net.

Mais attention : cette ressource est fragile et précieuse, il faut la préserver sur le long terme, et même contribuer à la répandre.

Si vous voulez en profiter, vous avez deux options.

Simplement cueillir ou repiquer chez soi.. et ailleurs.

Si vous cueillez seulement, surtout, veillez à seulement couper les feuilles que vous consommerez, sans JAMAIS arracher la plante. Vous pouvez les garder dans un kleenex ou un sopalin mouillé pour en garder l’humidité, c’est à dire la fraîcheur et le croquant.

Si vous voulez repiquer chez vous, entraînez vous avec un seul pied au milieu d’une vaste colonie, jusqu’à ce que vous parveniez à faire repartir la plante dans votre pot (ou dans le petit coin de terre où vous souhaitez qu’elle repousse).

Arrachez délicatement le pied, avec sa motte de terre si possible, et mettez la partie racinaire dans un kleenex ou un sopalin humide pour en garder l’humidité.

Et j’invite tous ceux qui voudront devenir des intimes de ces plantes, à en devenir aussi des propagateurs. En prélevant un individu d’une colonie, il est possible de le repiquer ailleurs et faciliter sa propagation. Essayer d’observer le biotope de la plante (ombre, arbres à proximité, type de sol) permet d’augmenter ses chances de réussite.

Je vous souhaite de bonne salades sauvages, que vous soyez en ville ou à la campagne.

Chérissons ces plantes de santé merveilleuses et abondantes ! 🙂

Les jardins de Paris (et d’ailleurs) opèrent leur mutation sauvage.

 
Tout a commencé avec Jardins, jardin, un évènement annuel organisé au jardin des Tuileries de Paris, depuis presque 15 ans.
 
Cet évènement a été un catalyseur institutionnel de l’envie de voir revenir la nature dans la ville.
 
Le jardin des Tuileries, pour donner l’exemple, a opéré lui-même, progressivement, sa mutation sauvage, donnant la part belle aux fleurs, pour ensuite ouvrir ses portes aux légumes.
On n’y attend plus que les arbres fruitiers.
 
Dans le sillage des Tuileries, de nombreux jardins de Paris ont aussi fait leur mue (comme le parc Monceau sur la photo)
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PERMIS DE VÉGÉTALISER
 
Avec les permis de végétaliser, un cap supplémentaire est passé. Les fleurs et les légumes quittent l’enceinte des jardins publics pour s’inviter dans les rues.
On rejoint ainsi la démarche des Incroyables Comestibles.
 
Plusieurs grande villes de France ont aussi, en cette année 2017, attribué de nombreux permis de végétaliser.
Chaque citoyen peut demander à sa commune le kit du planteur en herbe.
Mais surtout, et c’est le plus important, chaque citoyen est invité à planter, semer et bouturer, des fleurs, des aromatiques et des légumes, pour son plaisir et celui de ses concitoyens.
 
 
Citadins de France, de Navarre et d’outremer, invitez la nature en ville, et goûtez-y !
 
Photo : fleurs au Parc Monceau, Paris 8ème, 27 juin 2017.

Et si on réinventait la maçonnerie?

De la terre du jardin, un peu de paille, un peu de ciment… ou pas, un peu d’argile.. ou pas.

Et si on réinventait la maçonnerie, en partant de nos besoins, de notre intuition, de nos rêves?

Et si on partageait nos expériences de maçonnerie sauvage? Envoyez nous vos témoignages et projets.

En démarrant au ras du sol, à partir des matériaux disponibles à 100 mètres à la ronde, sans machine, tout à la main.

J’ai hâte de voir ce que tout ça va donner d’ici 3-4 ans.. youhou !! 🙂

 

 

Dans mon jardin tropical comestible, une petite taille de fin d’été austral

Fin de la saison d’abondance à Tahiti, les arbres se sont déployés et ont bien produit, il est temps d’éclaircir tout ça, de dégager les allées et les perspectives pour notre confort humain, et pour remettre chaque arbre à la place que le jardinier lui a assigné.
Les rameaux taillés peuvent être passés au broyeur si vous en avez un pour faire un super BRF.

Sinon, vous pouvez en garnir les bordures ou les zones en friche pour créer de petits niches écologiques. Enfin, si vous avez le temps, l’idéal est de trier : grosses branches pour faire des tuteurs ou du bois à brûler, et feuilles pour enrichir vos planches de légumes et les pieds de vos arbres.

C’est une taille douce, que je pratique deux fois par an. Idéalement, se caler sur la lune et être régulier pour que l’arbre s’habitue à ce traitement.

Un chouette petit moment ensoleillé dans ma forêt comestible que j’ai plaisir à partager avec vous.

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Musique : Jazz Manouche for U, par MagikStudio, sur Jamendo

Comment faire sa pommade maison?

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Ce texte n’est pas une contribution d’expert. C’est un essai personnel à partir de la notion de baume ou de pommade, une première ébauche avant d’aller plus loin.

Chacun d’entre nous connaît de nombreuses situations où les soins externes sont nécessaires.

Certes, le corps se répare tout seul. Certes, c’est de l’intérieur que nous pouvons renforcer cette capacité du corps à faire face aux agressions externes.

Mais lorsque cette agression survient, le soin externe est d’un grand secours.
Pour protéger la peau, cette précieuse frontière, qui vient de subir une agression.
Pour nourrir les tissus de l’extérieur.

Par soin externe, on aurait pu comprendre, à juste titre, l’aide apportée par quelqu’un d’autre que soi (plutôt que par soi-même). Etre aidé, être soigné, être soutenu, voilà quelque chose qui nous met du baume… au coeur. Et ça aide énormément à aller mieux quand on a eu un gros bobo.

Mais dans ce post, par soin externe, nous entendons ici plutôt le fait d’appliquer une matière sur notre peau pour agir de l’extérieur. Evidemment, s’il vous est appliqué par une personne extérieure, bienveillante, c’est encore bien mieux ! 🙂

Les traditions humaines ont, partout dans le monde, inventé des préparations, qui ont pour point commun assez systématique l’utilisation d’un corps gras. On parle de baume, pommade, onguent,…

Le corps gras a plusieurs intérêt : il est généralement imputrescible (il ne pourrit pas, par contre il peut rancir). Il va permettre de solidifier une préparation liquide, de la figer, de la conserver.

Et le corps gras, s’il est bien choisi, apportera aussi ses propres principes actifs en complément de ceux des plantes que l’on va y intégrer.

Quels corps gras?
Entre les huiles les plus fluides et celles qui ont un point de fusion (température où ça fond) élevé, le choix est large. On peut choisir la plus disponible localement, la moins raffinée, la plus riche en micronutriments, etc… et un peu tout ça à la fois. On peut penser aussi aux produits de la ruche : cire, propolis et miel, qui ont toute leur place dans une préparation de ce type.

Quelles plantes intégrer? Comment les préparer?
Les plantes médicinales sont nombreuses et beaucoup d’entre elles peuvent être intégrées à un baume (mais aussi les feuilles, l’écorce, les racines, certains fruits,…)
Un point majeur à prendre en compte est le processus de dégradation du végétal brut après récolte.
Distinguons trois situations : le végétal séché, le végétal fermenté, le végétal brut fraîchement cueilli.

.Le végétal séché est stable, mais il est moins intéressant pour faire un baume que pour faire une tisane, la libération de ses principes actifs est conditionnée par la réhydratation. Hors le corps gras n’est pas réhydratant.

.Le végétal fermenté a trouvé sa stabilité. Mêlé au corps gras, on peut supposer que le mélange sera lui-même stable. Les questions que l’on peut se poser concernent l’évolution des principes actifs durant la fermentation, mais de nombreuses exemples témoignent de l’intérêt pour la santé du végétal fermenté, alors on peut penser que c’est bon pour un baume.

.Le végétal frais dès qu’il est cueilli va commencer sa transformation. Pourrissement, moisissures, fermentation alcoolique ou lactique. Pour canaliser vers une fermentation lactique, il faut noyer le végétal… dans de l’eau…
C’est à l’issue de cette fermentation, plus ou moins complète que l’on peut intégrer le végétal fermenté à notre corps gras et homogénéiser le tout.
On peut donc imaginer deux options pour le végétal frais :
.soit extraire le jus que l’on mélange tel quel au corps gras. On obtient un mélange qui va évoluer. A observer…
.soit fermenter le végétal, une à deux semaines, puis presser et intégrer.

Le mélange pourra être fluidifié, homogénéisé et rendu plus stable par une cuisson légère, soit en casserole soit au bain marie.

Voilà, avec ces quelques pistes, je m’en vais à l’aventure. Pour ma part, je ferai mes gammes et mes arpèges avec l’huile de coco, les produits de ma ruche, et dans un premier temps, le gros thym, le noni de Tahiti et l’aloe vera. Je vous tiendrai au courant de mes expériences… évidemment ! 🙂

Et vous les amis, quelles sont vos préférences, vos idées de préparation?

Si vous deviez préparer un baume, une pommade, comment le feriez-vous?

Podcast : Devenir autonome.

tinyhouser

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=3e2a6021-4d5d-11e5-8b00-005056a87c89

Apprendre à faire son pain, construire son four solaire ou sa tiny house, des fiches pratiques peuvent-elles nous aider à devenir autonome ? Deux auteurs viennent de créer la première encyclopédie sur mesure pour devenir autonome dans tous les domaines de la vie.

Avec : Yvan Saint Jours , spécialiste en éco construction ; Philippe Pellan , paysagiste-jardinier créateur d’écosystèmes naturels et Kim Pasche , spécialiste des techniques de vie primitive.

Références musicales : Yann Tiersen : Au dessus du volcanMats Eilertsen par le Trio Skydive : Bravo

Les 4 saisons du royaume de la forêt, modèle d’écosystème vivant.

 

Dans les forêts d’Europe, quand vient la fin de l’hiver, les arbres commencent à bourgeonner et les fleurs à éclore, dévoilant leurs pétales et leurs couleurs.

Les femelles mettent bas. Les jeunes animaux, nouveaux venus parmi les habitants des sous-bois, doivent prendre des forces et rester auprès de leur mère.

L’été venu, ils peuvent enfin sortir et explorer les environs.

Arrive l’automne avec ses champignons et ses feuilles aux teintes orangées.

Une année entière vient de s’écouler.

De l’arrivée du printemps au retour de l’hiver, gros plan sur le spectacle qu’offre la nature, qui s’éveille et se transforme au fil des saisons.

Grandes pestes écologiques : et si le terrain était la clé?

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Le Banana Bunchy Top Virus s’attaque aux musacées et aux zingibéracées (opuhi et gingembres) des îles du Pacifique.

La fourmi de feu envahit nos vallées depuis une dizaine d’années.

La mouche des fruits bla bla bla

Le mildiou patati

La liste des pestes est interminable, elle accompagne l’histoire de l’agriculture au 20ème siècle, comme un chancre s’incruste dans l’écorce d’un arbre. A tel point qu’on en arrive à penser que tout cela est inévitable, que la seule alternative est de subir  ou utiliser des “produits”. Nul doute que Monsanto se fera un plaisir de fournir à la Polynésie tout le glyphosate qu’il faudra pour éradiquer jusqu’au dernier les plants de banane infectés.

 

Mais au fond, ces pestes, de quoi s’agit-il exactement?

Il s’agit d’insectes, de plantes, mais le plus souvent de micro-organismes : virus, bactéries ou champignons qui vont proliférer dans certaines circonstances, secondées en cela par des vecteurs de propagation (pucerons, mouches, homme lui-même) qui véhiculent l’agent infectieux.

 

En somme, c’est exactement comme les maladies de l’homme.

Et chez l’homme, la science redécouvre (ou fait mine de redécouvrir) que le terrain est la clé.

LE TERRAIN CHEZ L’HOMME, c’est quoi? En gros, c’est le fait, ou pas, d’avoir un organisme équilibré, dans lequel les facteurs toxiques ne créent pas de stases parce qu’ils sont régulièrement éliminés.

Dans un organisme dont le terrain est équilibré, les pathogènes exogènes (les vilaines bébètes invisibles qui arrivent de l’extérieur) sont naturellement détruits à chaque fois qu’ils sont introduits dans le milieu intérieur. En somme, pas de maladie, ou alors ça dure très peu de temps.

 

Nous pensons qu’il en va exactement de même pour la végétation.

Alors, LE TERRAIN POUR LA VÉGÉTATION, c’est quoi?

C’est l’équilibre naturel qui s’établit lorsque l’homme cesse d’intervenir : biodiversité et sol vivant. Ca fait court comme diagnostic. c’est tellement simple que ça n’a pas l’air sérieux.

Dans un écosystème où règne l’homéostasie, c’est à dire où soit l’homme n’est pas intervenu depuis longtemps, ou alors il est présent mais ne crée pas de déséquilibre, dans un tel écosystème, il n’y a pas de maladie. Pas de surmortalité, pas de grande peste.

 

Voilà donc mon hypothèse, et ceux qui me connaissent savent déjà ce que je pense sur ce sujet :

On pourra traquer tous les pathogènes avec la plus grande des technicités, on n’arrivera à rien si le terrain est déséquilibré, c’est à dire si l’homme a appauvri la biodiversité et les sols.

A contrario, si nous traitons le sol avec respect, en cessant de le polluer, en cessant aussi de le défricher comme des maniaques pour laisser, le plus possible et partout où c’est possible, les arbres revenir, alors nous n’aurons même pas besoin d’avoir à connaître l’identité de tel ou tel virus, puisque ceux-ci ne menaceront plus nos ressources végétales.

Fukuoka, désert, pluie, sol et forêt

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C’est dans un désert américain,

que je réalisais soudain que la pluie ne tombe pas des cieux ;

elle provient d’abord du sol.

La formation des déserts n’est pas due à l’absence de pluie ;

mais plutôt, la pluie cesse de tomber parce que la végétation a disparu.

Pour en sortir, il nous faut d’abord apprendre à régénérer les anciennes forêts.

Masanobu Fukuoka

6 couvertures de sol faciles et durables pour les permaculteurs des Tropiques !

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On sait maintenant qu’en agriculture, le sol à nu est une folie coûteuse et destructrice du sol à terme.
Il faut donc couvrir le sol, d’une façon ou d’une autre.

Les meilleurs mulchs sont ceux qui couvrent tout en le nourrissant, comme le fait la litière de feuilles dans la forêt.
Le brf et les mulchs de feuilles sont ceux qui s’en rapprochent le plus.

Mais sur un terrain sans arbre, pour obtenir cette litière permanente, il faudrait la renouveler plusieurs fois par an.
Or, ça peut se révéler fastidieux et coûteux à la longue.

Il existe des paillis plus inertes, qui assureront totalement la fonction « couverture » et assureront la fonction « alimentation » du sol de façon moins intense, mais suffisante pour la plupart des espèces.

1- les coques de coco
C’est la plus lentement biodégradable (plusieurs années)
J’ai vu un ami faire des merveilles dans ses planches à Papeete avec un tapis de coques de coco (liseron d’eau et herbes aromatiques) !

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2- la bourre de coco
Plusieurs mois de biodégradation, plus d’un an en fonction de l’écosystème.
La fonction alimentation du sol est plus importante avec la bourre qu’avec les coques brutes.

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3- les algues
Un super mulch, consommation complète supérieure à un an.
A utiliser sans modération quand les vents rejettent des algues sur nos plages, en les dessalant (au moins partiellement) au préalable.

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4- les aiguilles de pin
Un mulch durable, pour plantes aromatiques et arbustes.

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5- Les palmes de cocotier
Utilisées depuis des siècles (et probablement des millénaires), notamment dans les tarodières.

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6- Les feuilles de bananiers
Matériau facile d’accès, assez rapidement biodégradable, mais si vous avez une bananeraie à proximité vous pouvez la renouveler régulièrement

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Bonnes plantations !

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Un étonnant sirop à partir de deux plantes tropicales – au jour le jour

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Du basilic polynésien (le miri), de la sauge tropicale (le gros thym), du miel. Trois ingrédients exceptionnels pour un sirop très complet. Antibactérien, anti-inflammatoire, antispasmodique, digestif, antifongique, antiviral, sédatif.

 

Cette longue liste des propriétés scientifiquement reconnues de ces plantes vous donne une idée des services que pourra vous rendre cette boisson ! 🙂

Sirop pour la toux, le rhume, les grippes, mais pas seulement.  C’est aussi un antibiotique naturel à large spectre. Et un breuvage de santé, sans les effets secondaires des médicaments chimiques.

Vous aurez besoin de deux plantes et de miel. Chacun des trois éléments de la recette complète les deux autres pour, au final, avoir un produit complet et efficace.

A défaut de miel, vous pouvez éventuellement utiliser du sucre, mais ce ne sera pas exactement le même produit.

 

Cueillez des rameaux bien frais de miri tahiti.

pour 400 ml de sirop, j’ai utilisé 12 tiges fraîchement coupées de miri.

 

Cueillez des feuilles de gros thym (la sauge locale). Etant donné leur grande taille, une vingtaine de feuilles m’ont suffi.

 

Si vous disposez d’un extracteur de jus, c’est l’idéal. Coupez grossièrement vos feuilles et passez les à l’extracteur.

Si vous n’avez pas d’extracteur, il va vous falloir hacher vos feuilles, puis les presser au pahii, comme pour faire du lait de coco avec le coco rapé.
Une fois le jus obtenu, ajoutez y le même volume de miel, mélangez le tout… votre sirop est prêt !

Sa majesté le romarin

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Ia ora na, Bonjour les amis,

 

Aujourd’hui nous vous proposons de passer un moment en notre compagnie, et on va partager avec vous tout ce que l’on sait d’une plante merveilleuse aux multiples vertus, le romarin.

D’où vient le romarin? quelles sont ses vertus? comment le multiplier? comment l’infuser? On vous montrera une de nos recettes préférées, le sirop de romarin.

Et enfin on terminera avec un petit rituel familial.. c’est tea time à la maison !

Nous sommes une petite famille de l’île de Tahiti, et depuis quelques années nous avons cherché à développer notre autonomie alimentaire et médicinale.

Avec mon épouse Cécile et nos deux filles Nano et Heilani, nous avons planté plus d’une centaine d’espèces dans notre petit jardin, et on a hâte de toutes vous les présenter.

Aujourd’hui, nous mettons à l’honneur sa majesté le romarin.

Notre pied de romarin a bien grandi, et comme tous les ans, il est temps de le tailler. On vous montrera par la suite ce qu’on fera des herbes arrachées et des branches taillées.

Savez-vous que le romarin a été reconnu comme un remède majeur pendant des centaines d’années?

C’est une plante aromatique incroyable, avec des petites feuilles gorgées de sève et d’huiles essentielles.

 

Parlons un peu de ses vertus médicinales, sans rentrer dans trop de détails scientifiques.

 

Le romarin est un allié pour tous ceux qui souffrent de problèmes hépatiques et gastro-intestinaux. Il agit au niveau de la vésicule biliaire et facilite son évacuation dans l’intestin.

Il calme la toux et contribue au confort de l’asthmatique. il est recommandé pour les rhumatismes, la fatigue, les vertiges et les troubles nerveux en général. Le romarin est efficace pour mieux dormir, bien se réveiller et être de bonne humeur.

 

Notre petite chipie Heilani va maintenant vous montrer comment on bouture le romarin.

Comme vous voyez, on coupe un rameau. On va enlever la majeure partie des feuilles pour diminuer les besoins énergétiques de ce qui va devenir une nouvelle plante.

On peut bouturer la partie terminale ou faire des boutures sur la partie bois, ça marche aussi !

Bravo Heilani pour ta belle bouture !

Dans le pot, les feuilles repousseront à partir du moment où les racines se développeront.

L’important, le plus important pour que ça marche, c’est de garder une terre bien humide.

 

Et pour ça, la clé, ce sera de couvrir la terre après éventuellement un premier arrosage.

Le paillage le plus facile à utiliser, c’est certainement le gazon tondu, mais là on va utiliser nos herbes arrachées et nos tailles de romarin. On n’hésite pas à faire une belle couche, ça va protéger et nourrir le sol.

 

L’utilisation la plus répandue du romarin, c’est l’infusion. On peut utiliser les rameaux frais, comme cet après-midi. On peut aussi le faire sécher, à l’ombre, dans un récipient large et aéré. Ses feuilles vont sécher et tomber. Et on peut le conserver très longtemps comme ça.

 

Verser de l’eau très chaude mais non bouillante, laisser infuser 5 minutes environ. L’infusion permet à la feuille de diffuser dans l’eau une part de ses principes actifs, ainsi que les huiles essentielles contenues dans ses feuilles.

Et pour sucrer une infusion royale comme celle-là, rien n’égale le miel. Nos amies les abeilles ont bien travaillé, elles sont juste à côté, si vous m’entendez les abeilles, merci aussi pour ce moment !

Nous ferons un sujet spécial mon jardin comestible pour vous montrer comment on peut accueillir des abeilles chez soi. On attend juste la prochaine récolte, d’ici un mois, pour vous faire une chouette vidéo là dessus.

 

Avant de finir avec sa majesté le romarin, on va partager avec vous une recette maison bien utile, une boisson de santé facile à faire. Un sirop de romarin. On utilise quelques rameaux frais et un peu de miel. On va passer des rameaux bien frais à l’extracteur de jus. Si vous n’avez pas d’extracteur, vous connaissez certainement quelqu’un qui en a un. Mais ça vaut vraiment le coup d’en avoir un chez soi.

L’extracteur permet de séparer les fibres végétales et le jus, qui contient tous les principes actifs.

Avec le romarin, le jus est tellement fort qu’on va utiliser un dosage d’un tiers de jus de romarin pour deux tiers de miel. Le sirop de romarin, tout comme l’infusion, est une merveilleuse boisson guérissante, mais c’est aussi une super nourriture qui peut être consommée, quand vous voulez et qui va avoir une action médicinale préventive. Plus vous l’utiliserez au quotidien, moins vous en aurez besoin comme remède ! Et voilà un petit sirop, à mettre au frigo et qui sera prêt à l’emploi.

 

Pour des cures curatives ou préventives, on peut boire une ou deux cuillérées à café de sirop de romarin le matin à jeun ou avant le repas, on peut le boire, ou dilué dans de l’eau de l’eau frâiche, ou encore mieux dans une citronnade !

 

C’est tea time à la maison, Heilani reçoit ses hôtes, elle a mis les petits plats dans les grands, service impeccable…c’est encore mieux sur un set de table plein de couleurs pour faire le bonheur de papa et maman !

C’est bon pour les papilles, et en plus c’est bon pour la santé !