NOURRIR LA VILLE

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Il y a encore un siècle, Paris était entourée d’implantations maraîchères dans laquelle furent expérimentées de nombreuses techniques permettant de produire beaucoup dans un tout petit espace. Intéressant, hein?

Tout autour de Paris, l’étroite ceinture verte a nourri la capitale jusqu’à la grande Guerre de 1914-1918. C’est un petit miracle agronomique qu’ont réalisé ces maraîchers de Paris, qui nous ont laissé un bel héritage, largement méconnu.

 

C’est ici que prit naissance ce qu’on appela par la suite “micro-agriculture bio-intensive” qui, après un détour par l’Amérique du Nord dans les années 30, revint en France dans les années 80 après avoir été intégrée à la “permaculture”.

De l’art de faire du neuf avec du vieux…

Ou comment l’idéologie du progrès veut toujours nous faire prendre pour neuf ce qui est ancien !

 

Aujourd’hui, dans les dernières reliques de la petite ceinture, ainsi que dans un grand nombre de jardins publics de Paris intra-muros et des communes environnantes, l’utopie maraîchère revoit le jour. Les permis de végétaliser se multiplient et PLANTER devient un outil de restauration du lien social.

Nourrir la ville, est-ce encore possible aujourd’hui, sans importer, sans gaĉher des ressources, sans polluer?

Le maraîchage bio-intensif du siècle dernier va-t-il renaître pour révolutionner la problématique de l’approvisionnement urbain?

 

Quel plan pour une autosuffisance alimentaire du bassin parisien? Et au-delà, y a-t-il, en 2017, des modèles fonctionnels pour l’agriculture urbaine?

Et en amont, quels processus démocratiques? quelles stratégies pour une appropriations populaire de la question alimentaire?

La démarche des Incroyables Comestibles rejoint cette espérance. Elle est pour nous une source d’inspiration.

Je voulais en tout cas partager avec vous cette photo qui me laisse songeur, et m’inspire ces questionnements.

Une photo qui dit beaucoup sur le sens de l’histoire (ahhh le progrès) et la ville colonisatrice.

Pas loin de là, à la lisière de Paris et de Boulogne, ont été érigés les immenses studios de la chaîne TF1.. Pas la même nourriture..

Donner des plantes dans un espace public

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Rassembler tes surplus. Faire des boutures. Faire tes semences. Et puis donner.

Avec le temps, d’autres viendront se joindre à toi.
Vos échanges vous permettront d’enrichir vos jardins respectifs.
Et cette diversité grandissante renforcera la quantité et la qualité de vos dons.

Avec les années, il y aura, dans ta région, tellement de surplus,
tellement de biodiversité, que les prix des fruits et légumes vont commencer,
localement, à baisser, pour, petit à petit, tendre vers zéro.

Vous partagez vos méthodes de jardinage, vos jardins deviennent des bulles de fertilité.
Vous réinventez l’économie, et vos communautés deviennent autosuffisantes.

Et personne n’a rien remarqué. Parce que les vrais changements sont venus d’en bas.
Ont mobilisé d’abord les cœurs.
N’ont rien coûté. Et ont apporté beaucoup.

Ces 4 plantes sauvages sont médicinales et super nutritives. Elles poussent partout dans le monde et sont faciles à reconnaître.

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Tout autour de nous, dans nos jardins, au bord de nos routes, de nos parkings, au pied de nos immeubles, poussent des trésors insoupçonnés.

Si l’on met à part les connaisseurs, les plantes sauvages comestibles sont méconnues, alors qu’elles sont les ancêtres de nos légumes. Et si on les compare à nos légumes cultivés, elles ont beaucoup, mais alors beaucoup d’avantages.

Elles poussent seules, sans arrosages, sans engrais, et évidemment sans pesticides.
Elles ont un potentiel nutritif incroyablement plus élevé que nos légumes maraîchers.
Leur teneur en vitamines et minéraux est simplement hallucinante.

Vous avez donc toutes les raisons de vous y intéresser sérieusement.
Faites vos recherches si vous voulez connaître les propriétés précises de chaque plante.
Tout ce que je souhaite retenir pour ma part, c’est que toutes les plantes sauvages comestibles sont super minéralisantes et incroyablement anti-oxydantes, c’est à dire réparatrices et rééquilibrantes.

Parmi toutes les plantes sauvages comestibles, 4 sortent vraiment du lot. Ce sont mes favorites ! Pour 4 raisons toutes simples.

D’abord, elles poussent partout dans le monde.

Ensuite, elles ont été depuis des siècles, et par tous les peuples du monde, considérées comme de grandes médicinales.

De plus, elles sont consommables crues, sur place lors de la cueillette, émincées en salade, ou cuites comme un légume sauté.

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Enfin, elles sont faciles à reconnaître.
Allez dans le jardin public le plus proche de chez vous, et vous êtes quasiment certain de rentrer chez vous avec l’une d’entre elles et agrémenter dès aujourd’hui votre salade de ce soir.

Commençons par le pissenlit.
Sous ce nom, je placerai plusieurs plantes très proches et toutes comestibles.
Le pissenlit, le laiteron et l’emilia. Le nom « pissenlit » nous met sur la piste de ses propriétés diurétiques 😉
Toutes les 3 forment, à la maturité de la fleur, cette corolle blanche qui se disperse dans le vent et que tout le monde reconnaît.

 

 

La deuxième, c’est le plantain. Grand plantain ou plantain lancéolé. Une plante centrale de la pharmacopée traditionnelle. Une super salade.

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Ensuite, le pourpier. Le roi, c’est le pourpier sauvage, que l’on trouve vraiment partout, mais son cousin le poupier cultivé (aux grandes fleurs) fait un très bon légume dans nos assiettes.

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Et enfin, le trèfle et l’oxalis, ou plutôt les trèfles et les oxalis puisque là aussi les variétés sont nombreuses.
Croquer dans une feuille d’oxalis est une expérience incroyable. La note citronnée vous saisira de surprise, une belle surprise, qui donne envie d’utiliser plus souvent cette petite merveille.Dans cette famille, ma préférée est l’oxalis pourpre, majestueux et si frais en bouche !

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Alors, bonnes recherches, bonnes cueillettes. Que le régal végétal vous accompagne tout au long de votre vie !

La bouture : universelle, simple, efficace


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La bouture, dans sa forme la plus commune, consiste à multiplier une plante en prélevant des morceaux de tige, à aider ces morceaux à produire de nouvelles racines, pour enfin les planter.

Autrement dit : à partir d’un arbre ou d’un légume, en faire 2, 5 ou 50 identiques au premier.

Si l’on distingue plusieurs types de bouture, essentiellement selon la dureté du “bois” de la tige, une large part de l’adaptation à opérer face à chaque situation particulière peut être laissée à l’expérience et à l’intuition.

Ami planteur, ne te préoccupe pas trop de savoir s’il FAUT faire comme ceci ou comme cela.

Observe, compare, essaie.. Construis ton expérience patiemment, elle vaudra tous les traités les plus savants et les plus techniques.

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Je n’ai qu’un conseil à te donner (mais tu t’en rendras vite compte 😉 ), celui qui correspond selon moi au facteur de réussite essentiel d’une bouture : UN MILIEU HUMIDE pour le réenracinement. Ca peut-être de l’eau, ça peut-être du sable ..humide, ça peut-être de la terre ..humide, ça peut-être du végétal en décomposition..humide… essaie et tu verras ce qui marche et ce qui ne marche pas.

Saviez-vous que, sous toutes les latitudes, on bouture très facilement de très nombreux légumes : tomates, aubergines, courges,… et tous les légumes feuilles !!

Ainsi que plein d’arbres aux fruits délicieux : mûriers, pêchers, figuiers,…

Ainsi, en bouturant un mûrier, je peux avoir de nouvelles mûres au bout d’à peine 2 mois !! 🙂

Et si bouturer devenait un geste quotidien, pour avoir chez moi, rapidement, non pas 1 mais 10 pieds de cette variété de tomate que j’aime tant, et faire de même avec toutes mes espèces préférées.

Et si bouturer devenait un geste quotidien, pour faire de jolis cadeaux autour de moi?

Et si pour moi, pour toi, pour nous, bouturer devenait un geste quotidien, pour propager le meilleur de nos jardins tout autour de nous?

Vos commentaires, partages d’astuces, questions et témoignages avec photos sont les bienvenus !

Si vous souhaitez rejoindre la communauté mon jardin comestible, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessus. Je vous offrirai alors la possibilité de télécharger gratuitement mes trois livres préférés. Si je devais n’en emporter que trois sur une île déserte, ce seraient précisément ces trois là, et ils seront à vous dans quelques minutes.

Ia ora na les amis, à très bientôt ! 🙂

Philippe