Fukuoka, désert, pluie, sol et forêt

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C’est dans un désert américain,

que je réalisais soudain que la pluie ne tombe pas des cieux ;

elle provient d’abord du sol.

La formation des déserts n’est pas due à l’absence de pluie ;

mais plutôt, la pluie cesse de tomber parce que la végétation a disparu.

Pour en sortir, il nous faut d’abord apprendre à régénérer les anciennes forêts.

Masanobu Fukuoka

6 couvertures de sol faciles et durables pour les permaculteurs des Tropiques !

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On sait maintenant qu’en agriculture, le sol à nu est une folie coûteuse et destructrice du sol à terme.
Il faut donc couvrir le sol, d’une façon ou d’une autre.

Les meilleurs mulchs sont ceux qui couvrent tout en le nourrissant, comme le fait la litière de feuilles dans la forêt.
Le brf et les mulchs de feuilles sont ceux qui s’en rapprochent le plus.

Mais sur un terrain sans arbre, pour obtenir cette litière permanente, il faudrait la renouveler plusieurs fois par an.
Or, ça peut se révéler fastidieux et coûteux à la longue.

Il existe des paillis plus inertes, qui assureront totalement la fonction « couverture » et assureront la fonction « alimentation » du sol de façon moins intense, mais suffisante pour la plupart des espèces.

1- les coques de coco
C’est la plus lentement biodégradable (plusieurs années)
J’ai vu un ami faire des merveilles dans ses planches à Papeete avec un tapis de coques de coco (liseron d’eau et herbes aromatiques) !

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2- la bourre de coco
Plusieurs mois de biodégradation, plus d’un an en fonction de l’écosystème.
La fonction alimentation du sol est plus importante avec la bourre qu’avec les coques brutes.

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3- les algues
Un super mulch, consommation complète supérieure à un an.
A utiliser sans modération quand les vents rejettent des algues sur nos plages, en les dessalant (au moins partiellement) au préalable.

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4- les aiguilles de pin
Un mulch durable, pour plantes aromatiques et arbustes.

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5- Les palmes de cocotier
Utilisées depuis des siècles (et probablement des millénaires), notamment dans les tarodières.

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6- Les feuilles de bananiers
Matériau facile d’accès, assez rapidement biodégradable, mais si vous avez une bananeraie à proximité vous pouvez la renouveler régulièrement

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Bonnes plantations !

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Un étonnant sirop à partir de deux plantes tropicales – au jour le jour

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Du basilic polynésien (le miri), de la sauge tropicale (le gros thym), du miel. Trois ingrédients exceptionnels pour un sirop très complet. Antibactérien, anti-inflammatoire, antispasmodique, digestif, antifongique, antiviral, sédatif.

 

Cette longue liste des propriétés scientifiquement reconnues de ces plantes vous donne une idée des services que pourra vous rendre cette boisson ! 🙂

Sirop pour la toux, le rhume, les grippes, mais pas seulement.  C’est aussi un antibiotique naturel à large spectre. Et un breuvage de santé, sans les effets secondaires des médicaments chimiques.

Vous aurez besoin de deux plantes et de miel. Chacun des trois éléments de la recette complète les deux autres pour, au final, avoir un produit complet et efficace.

A défaut de miel, vous pouvez éventuellement utiliser du sucre, mais ce ne sera pas exactement le même produit.

 

Cueillez des rameaux bien frais de miri tahiti.

pour 400 ml de sirop, j’ai utilisé 12 tiges fraîchement coupées de miri.

 

Cueillez des feuilles de gros thym (la sauge locale). Etant donné leur grande taille, une vingtaine de feuilles m’ont suffi.

 

Si vous disposez d’un extracteur de jus, c’est l’idéal. Coupez grossièrement vos feuilles et passez les à l’extracteur.

Si vous n’avez pas d’extracteur, il va vous falloir hacher vos feuilles, puis les presser au pahii, comme pour faire du lait de coco avec le coco rapé.
Une fois le jus obtenu, ajoutez y le même volume de miel, mélangez le tout… votre sirop est prêt !

Sa majesté le romarin

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Ia ora na, Bonjour les amis,

 

Aujourd’hui nous vous proposons de passer un moment en notre compagnie, et on va partager avec vous tout ce que l’on sait d’une plante merveilleuse aux multiples vertus, le romarin.

D’où vient le romarin? quelles sont ses vertus? comment le multiplier? comment l’infuser? On vous montrera une de nos recettes préférées, le sirop de romarin.

Et enfin on terminera avec un petit rituel familial.. c’est tea time à la maison !

Nous sommes une petite famille de l’île de Tahiti, et depuis quelques années nous avons cherché à développer notre autonomie alimentaire et médicinale.

Avec mon épouse Cécile et nos deux filles Nano et Heilani, nous avons planté plus d’une centaine d’espèces dans notre petit jardin, et on a hâte de toutes vous les présenter.

Aujourd’hui, nous mettons à l’honneur sa majesté le romarin.

Notre pied de romarin a bien grandi, et comme tous les ans, il est temps de le tailler. On vous montrera par la suite ce qu’on fera des herbes arrachées et des branches taillées.

Savez-vous que le romarin a été reconnu comme un remède majeur pendant des centaines d’années?

C’est une plante aromatique incroyable, avec des petites feuilles gorgées de sève et d’huiles essentielles.

 

Parlons un peu de ses vertus médicinales, sans rentrer dans trop de détails scientifiques.

 

Le romarin est un allié pour tous ceux qui souffrent de problèmes hépatiques et gastro-intestinaux. Il agit au niveau de la vésicule biliaire et facilite son évacuation dans l’intestin.

Il calme la toux et contribue au confort de l’asthmatique. il est recommandé pour les rhumatismes, la fatigue, les vertiges et les troubles nerveux en général. Le romarin est efficace pour mieux dormir, bien se réveiller et être de bonne humeur.

 

Notre petite chipie Heilani va maintenant vous montrer comment on bouture le romarin.

Comme vous voyez, on coupe un rameau. On va enlever la majeure partie des feuilles pour diminuer les besoins énergétiques de ce qui va devenir une nouvelle plante.

On peut bouturer la partie terminale ou faire des boutures sur la partie bois, ça marche aussi !

Bravo Heilani pour ta belle bouture !

Dans le pot, les feuilles repousseront à partir du moment où les racines se développeront.

L’important, le plus important pour que ça marche, c’est de garder une terre bien humide.

 

Et pour ça, la clé, ce sera de couvrir la terre après éventuellement un premier arrosage.

Le paillage le plus facile à utiliser, c’est certainement le gazon tondu, mais là on va utiliser nos herbes arrachées et nos tailles de romarin. On n’hésite pas à faire une belle couche, ça va protéger et nourrir le sol.

 

L’utilisation la plus répandue du romarin, c’est l’infusion. On peut utiliser les rameaux frais, comme cet après-midi. On peut aussi le faire sécher, à l’ombre, dans un récipient large et aéré. Ses feuilles vont sécher et tomber. Et on peut le conserver très longtemps comme ça.

 

Verser de l’eau très chaude mais non bouillante, laisser infuser 5 minutes environ. L’infusion permet à la feuille de diffuser dans l’eau une part de ses principes actifs, ainsi que les huiles essentielles contenues dans ses feuilles.

Et pour sucrer une infusion royale comme celle-là, rien n’égale le miel. Nos amies les abeilles ont bien travaillé, elles sont juste à côté, si vous m’entendez les abeilles, merci aussi pour ce moment !

Nous ferons un sujet spécial mon jardin comestible pour vous montrer comment on peut accueillir des abeilles chez soi. On attend juste la prochaine récolte, d’ici un mois, pour vous faire une chouette vidéo là dessus.

 

Avant de finir avec sa majesté le romarin, on va partager avec vous une recette maison bien utile, une boisson de santé facile à faire. Un sirop de romarin. On utilise quelques rameaux frais et un peu de miel. On va passer des rameaux bien frais à l’extracteur de jus. Si vous n’avez pas d’extracteur, vous connaissez certainement quelqu’un qui en a un. Mais ça vaut vraiment le coup d’en avoir un chez soi.

L’extracteur permet de séparer les fibres végétales et le jus, qui contient tous les principes actifs.

Avec le romarin, le jus est tellement fort qu’on va utiliser un dosage d’un tiers de jus de romarin pour deux tiers de miel. Le sirop de romarin, tout comme l’infusion, est une merveilleuse boisson guérissante, mais c’est aussi une super nourriture qui peut être consommée, quand vous voulez et qui va avoir une action médicinale préventive. Plus vous l’utiliserez au quotidien, moins vous en aurez besoin comme remède ! Et voilà un petit sirop, à mettre au frigo et qui sera prêt à l’emploi.

 

Pour des cures curatives ou préventives, on peut boire une ou deux cuillérées à café de sirop de romarin le matin à jeun ou avant le repas, on peut le boire, ou dilué dans de l’eau de l’eau frâiche, ou encore mieux dans une citronnade !

 

C’est tea time à la maison, Heilani reçoit ses hôtes, elle a mis les petits plats dans les grands, service impeccable…c’est encore mieux sur un set de table plein de couleurs pour faire le bonheur de papa et maman !

C’est bon pour les papilles, et en plus c’est bon pour la santé !

Dans mon jardin comestible – Repiquer des radis – au jour le jour – 02-04-2017

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Ia ora na tatou, Bonjour les amis,

Aujourd’hui, première épisode de la série “au jour le jour”, pour partager avec vous une action d’autonomie alimentaire.

On commence avec le repiquage des radis que nous avons fait cet après-midi.

Trois semaines après un semis assez dense, les radis sont bien sortis.

Comme ils sont sortis serrés, il est important de les repiquer.

 

Quand on repique, on va chercher à retrouver un collet, c’est à dire l’endroit qui fera la frontière entre la partie enterrée et la partie aérienne.

Je travaille sur une de nos jardinières fabriquées avec des palettes, au format standard, 80 centimètres sur 120.

Certains radis sont sortis et ont poussé un peu à l’écart de la motte. Pour ceux là, pas de problème, on peut les laisser poursuivre leur croissance.

 

Pour ceux qui sont sortis en motte, on peut constater les tiges blanches sous les feuilles. Ils se font concurrence, et ils n’ont pas de collet évident à trouver.

Je repique les radis à environ 4 centimètres les uns des autres. Ce qui est encore relativement serré, mais le but sera de récolter nos radis plutôt jeunes, d’ici un mois, un mois et demi.

Un repiquage après semis comme celui-là, fonctionnera sur le même modèle pour les salades, les blettes, les épinards et pas mal d’autres petits légumes.

Les radis sont faciles à cultiver et poussent partout dans le monde.

Ils se consomment crus, en salade, sont appréciés pour le croquant et le piquant.

Je serais curieux de savoir ce qu’ils donnent en lactofermentation, ce sera un truc à essayer.

 

Voilà, ce repiquage nous aura pris environ 5 minutes. Et voilà ce que ça donne.

Merci d’avoir suivi, et peut-être, apprécié cette petite chronique, disponible aussi en vidéo.
A bientôt ! Nana !