Comment faire sa pommade maison?

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Ce texte n’est pas une contribution d’expert. C’est un essai personnel à partir de la notion de baume ou de pommade, une première ébauche avant d’aller plus loin.

Chacun d’entre nous connaît de nombreuses situations où les soins externes sont nécessaires.

Certes, le corps se répare tout seul. Certes, c’est de l’intérieur que nous pouvons renforcer cette capacité du corps à faire face aux agressions externes.

Mais lorsque cette agression survient, le soin externe est d’un grand secours.
Pour protéger la peau, cette précieuse frontière, qui vient de subir une agression.
Pour nourrir les tissus de l’extérieur.

Par soin externe, on aurait pu comprendre, à juste titre, l’aide apportée par quelqu’un d’autre que soi (plutôt que par soi-même). Etre aidé, être soigné, être soutenu, voilà quelque chose qui nous met du baume… au coeur. Et ça aide énormément à aller mieux quand on a eu un gros bobo.

Mais dans ce post, par soin externe, nous entendons ici plutôt le fait d’appliquer une matière sur notre peau pour agir de l’extérieur. Evidemment, s’il vous est appliqué par une personne extérieure, bienveillante, c’est encore bien mieux ! 🙂

Les traditions humaines ont, partout dans le monde, inventé des préparations, qui ont pour point commun assez systématique l’utilisation d’un corps gras. On parle de baume, pommade, onguent,…

Le corps gras a plusieurs intérêt : il est généralement imputrescible (il ne pourrit pas, par contre il peut rancir). Il va permettre de solidifier une préparation liquide, de la figer, de la conserver.

Et le corps gras, s’il est bien choisi, apportera aussi ses propres principes actifs en complément de ceux des plantes que l’on va y intégrer.

Quels corps gras?
Entre les huiles les plus fluides et celles qui ont un point de fusion (température où ça fond) élevé, le choix est large. On peut choisir la plus disponible localement, la moins raffinée, la plus riche en micronutriments, etc… et un peu tout ça à la fois. On peut penser aussi aux produits de la ruche : cire, propolis et miel, qui ont toute leur place dans une préparation de ce type.

Quelles plantes intégrer? Comment les préparer?
Les plantes médicinales sont nombreuses et beaucoup d’entre elles peuvent être intégrées à un baume (mais aussi les feuilles, l’écorce, les racines, certains fruits,…)
Un point majeur à prendre en compte est le processus de dégradation du végétal brut après récolte.
Distinguons trois situations : le végétal séché, le végétal fermenté, le végétal brut fraîchement cueilli.

.Le végétal séché est stable, mais il est moins intéressant pour faire un baume que pour faire une tisane, la libération de ses principes actifs est conditionnée par la réhydratation. Hors le corps gras n’est pas réhydratant.

.Le végétal fermenté a trouvé sa stabilité. Mêlé au corps gras, on peut supposer que le mélange sera lui-même stable. Les questions que l’on peut se poser concernent l’évolution des principes actifs durant la fermentation, mais de nombreuses exemples témoignent de l’intérêt pour la santé du végétal fermenté, alors on peut penser que c’est bon pour un baume.

.Le végétal frais dès qu’il est cueilli va commencer sa transformation. Pourrissement, moisissures, fermentation alcoolique ou lactique. Pour canaliser vers une fermentation lactique, il faut noyer le végétal… dans de l’eau…
C’est à l’issue de cette fermentation, plus ou moins complète que l’on peut intégrer le végétal fermenté à notre corps gras et homogénéiser le tout.
On peut donc imaginer deux options pour le végétal frais :
.soit extraire le jus que l’on mélange tel quel au corps gras. On obtient un mélange qui va évoluer. A observer…
.soit fermenter le végétal, une à deux semaines, puis presser et intégrer.

Le mélange pourra être fluidifié, homogénéisé et rendu plus stable par une cuisson légère, soit en casserole soit au bain marie.

Voilà, avec ces quelques pistes, je m’en vais à l’aventure. Pour ma part, je ferai mes gammes et mes arpèges avec l’huile de coco, les produits de ma ruche, et dans un premier temps, le gros thym, le noni de Tahiti et l’aloe vera. Je vous tiendrai au courant de mes expériences… évidemment ! 🙂

Et vous les amis, quelles sont vos préférences, vos idées de préparation?

Si vous deviez préparer un baume, une pommade, comment le feriez-vous?

Podcast : Devenir autonome.

tinyhouser

https://www.franceculture.fr/player/export-reecouter?content=3e2a6021-4d5d-11e5-8b00-005056a87c89

Apprendre à faire son pain, construire son four solaire ou sa tiny house, des fiches pratiques peuvent-elles nous aider à devenir autonome ? Deux auteurs viennent de créer la première encyclopédie sur mesure pour devenir autonome dans tous les domaines de la vie.

Avec : Yvan Saint Jours , spécialiste en éco construction ; Philippe Pellan , paysagiste-jardinier créateur d’écosystèmes naturels et Kim Pasche , spécialiste des techniques de vie primitive.

Références musicales : Yann Tiersen : Au dessus du volcanMats Eilertsen par le Trio Skydive : Bravo

Les 4 saisons du royaume de la forêt, modèle d’écosystème vivant.

 

Dans les forêts d’Europe, quand vient la fin de l’hiver, les arbres commencent à bourgeonner et les fleurs à éclore, dévoilant leurs pétales et leurs couleurs.

Les femelles mettent bas. Les jeunes animaux, nouveaux venus parmi les habitants des sous-bois, doivent prendre des forces et rester auprès de leur mère.

L’été venu, ils peuvent enfin sortir et explorer les environs.

Arrive l’automne avec ses champignons et ses feuilles aux teintes orangées.

Une année entière vient de s’écouler.

De l’arrivée du printemps au retour de l’hiver, gros plan sur le spectacle qu’offre la nature, qui s’éveille et se transforme au fil des saisons.