L’ensemble du vivant s’effondre silencieusement…

Contrairement à la pseudo-science qu’on nous servait, il n’y avait pas de surmortalité des abeilles, pour être tout à fait honnête, on est même plutôt en présence d’une surpopulation des abeilles domestiques relativement à la globalité des insectes, quelle que soit l’affection qu’on peut avoir pour ces adorables petites bêtes.. On avait confondu le réel et le quantifié. Pourquoi s’était-on focalisé sur les abeilles? Parce qu’elles sont quantifiées. Pourquoi sont-elles quantifiées? Parce qu’elles sont « bankables ».
 
Derrière ça, il y a une chute massive de l’ENSEMBLE du vivant, dans tous les pays « développés », qu’on devrait plutôt rebaptiser « en voie de sous-développement ».
Cette chute massive fait suite, selon moi, à la déforestation, au défrichage obsessionel, au bétonnage galopant, les produits chimiques étant un facteur parmi d’autres (mais là aussi, on réduit le réel à un facteur quantifié et puis c’est plus facile de dire méchant Monsanto que méchant Moi vilain consommateur d’essence d’asphalte de céréales de béton).
 
Le sol a perdu 80% de son activité biologique, 80% des insectes ont disparu.
Comment ne pas réaliser dans ces conditions que la survie de 8 milliards d’humains risque de devenir un pari risqué?
 
La civilisation moderne est une anti-civilisation.
Stop ou encore?
http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/10/18/en-trente-ans-pres-de-80-des-insectes-auraient-disparu-en-europe_5202939_1652692.html

Samedi 14 octobre 2017 – Un petit atelier de maçonnerie sauvage

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De la terre du jardin et des planches de bois pour le coffrage.

C’est tout ce qu’il faut pour démarrer des bordures durables.

Cette fois-ci, nous ferons la finition avec un mélange terre-argile.

Et dans quelques semaines, nous récolterons les tomates et épis de maïs qui poussent déjà dans cette planche.

La feuille verte

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La feuille verte, nourriture des hommes, nourriture du sol.

La feuille est un aliment majeur, pour les hommes, ainsi que pour le sol.

C’est aussi le principal auxiliaire de santé. Pour les hommes… et pour le sol !

La feuille verte est certainement la grande oubliée de notre civilisation moderne..

Elle est donc un remède majeur à nos maux !

Des jardins ouvriers aux jardins partagés : une vieille tradition promise à un bel avenir

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Photo : jardins de Macheren en Moselle, Lorraine.

 

L’histoire des jardins ouvriers commence à la toute fin du 19ème siècle.

On est en plein basculement : plus que jamais jusque là, les paysans quittent leur terre pour devenir ouvriers à la ville.

L’abbé Lemire pense à un espace nourricier et solidaire, qui deviendra le jardin ouvrier.

Les jardins ouvriers, devenus jardins familiaux après 1945, connaîtront un essor continu jusqu’aux 30 glorieuses.

 

L’ère de la consommation de masse… et la pression foncière, ont bien failli, durant les années 60 à 80, avoir raison des jardins familiaux.

La nécessité et la demande, l’utilité sociale et la symbolique politique attachés à ces espaces hors commerce, ont permis leur survie… jusqu’aux années 2000.

Antidote à l’hypermodernité, outil socio-politique de premier choix, précurseur d’une nouvelle forme d’organisation?

Le jardin partagé, qui connaît un essor formidable depuis quelques années est donc la résurgence d’un outil social ancien, au service des communes et de leur population.

Un outil promis à un brillant avenir. Un lieu d’expérimentation.

Pour soigner le sol.

Réinitier les familles à l’autonomie.

Restaurer la résilience des communautés.

Connaître ces 3 plantes, c’est comme posséder un trésor. Un trésor à préserver.

3 plantes sauvages comestibles poussent partout en France, à la ville comme à la campagne.

On peut vivre en pleine ville, et accéder à la ressource ultime : une super nourriture à portée de main.

Nutritives et médicinales, ces 3 plantes sont présentes dans presque toutes les villes de France. Et aussi dans nos campagnes, bien sûr.

Autant dire que les connaître, et apprendre à les utiliser, c’est posséder un atout majeur.

Le grand plantain

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Le laiteron

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Le trèfle.

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Je vous laisse vous renseigner sur leurs vertus nutritives et médicinales et sur leur utilisation (apprendre à les marier à vos salades et à les assaisonner). Elles sont connues et reconnues depuis des siècles et on trouve tout ce qu’il faut sur le net.

Mais attention : cette ressource est fragile et précieuse, il faut la préserver sur le long terme, et même contribuer à la répandre.

Si vous voulez en profiter, vous avez deux options.

Simplement cueillir ou repiquer chez soi.. et ailleurs.

Si vous cueillez seulement, surtout, veillez à seulement couper les feuilles que vous consommerez, sans JAMAIS arracher la plante. Vous pouvez les garder dans un kleenex ou un sopalin mouillé pour en garder l’humidité, c’est à dire la fraîcheur et le croquant.

Si vous voulez repiquer chez vous, entraînez vous avec un seul pied au milieu d’une vaste colonie, jusqu’à ce que vous parveniez à faire repartir la plante dans votre pot (ou dans le petit coin de terre où vous souhaitez qu’elle repousse).

Arrachez délicatement le pied, avec sa motte de terre si possible, et mettez la partie racinaire dans un kleenex ou un sopalin humide pour en garder l’humidité.

Et j’invite tous ceux qui voudront devenir des intimes de ces plantes, à en devenir aussi des propagateurs. En prélevant un individu d’une colonie, il est possible de le repiquer ailleurs et faciliter sa propagation. Essayer d’observer le biotope de la plante (ombre, arbres à proximité, type de sol) permet d’augmenter ses chances de réussite.

Je vous souhaite de bonne salades sauvages, que vous soyez en ville ou à la campagne.

Chérissons ces plantes de santé merveilleuses et abondantes ! 🙂