Dans mon jardin tropical comestible, une petite taille de fin d’été austral

Fin de la saison d’abondance à Tahiti, les arbres se sont déployés et ont bien produit, il est temps d’éclaircir tout ça, de dégager les allées et les perspectives pour notre confort humain, et pour remettre chaque arbre à la place que le jardinier lui a assigné.
Les rameaux taillés peuvent être passés au broyeur si vous en avez un pour faire un super BRF.

Sinon, vous pouvez en garnir les bordures ou les zones en friche pour créer de petits niches écologiques. Enfin, si vous avez le temps, l’idéal est de trier : grosses branches pour faire des tuteurs ou du bois à brûler, et feuilles pour enrichir vos planches de légumes et les pieds de vos arbres.

C’est une taille douce, que je pratique deux fois par an. Idéalement, se caler sur la lune et être régulier pour que l’arbre s’habitue à ce traitement.

Un chouette petit moment ensoleillé dans ma forêt comestible que j’ai plaisir à partager avec vous.

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Musique : Jazz Manouche for U, par MagikStudio, sur Jamendo

Un étonnant sirop à partir de deux plantes tropicales – au jour le jour

siroup

Du basilic polynésien (le miri), de la sauge tropicale (le gros thym), du miel. Trois ingrédients exceptionnels pour un sirop très complet. Antibactérien, anti-inflammatoire, antispasmodique, digestif, antifongique, antiviral, sédatif.

 

Cette longue liste des propriétés scientifiquement reconnues de ces plantes vous donne une idée des services que pourra vous rendre cette boisson ! 🙂

Sirop pour la toux, le rhume, les grippes, mais pas seulement.  C’est aussi un antibiotique naturel à large spectre. Et un breuvage de santé, sans les effets secondaires des médicaments chimiques.

Vous aurez besoin de deux plantes et de miel. Chacun des trois éléments de la recette complète les deux autres pour, au final, avoir un produit complet et efficace.

A défaut de miel, vous pouvez éventuellement utiliser du sucre, mais ce ne sera pas exactement le même produit.

 

Cueillez des rameaux bien frais de miri tahiti.

pour 400 ml de sirop, j’ai utilisé 12 tiges fraîchement coupées de miri.

 

Cueillez des feuilles de gros thym (la sauge locale). Etant donné leur grande taille, une vingtaine de feuilles m’ont suffi.

 

Si vous disposez d’un extracteur de jus, c’est l’idéal. Coupez grossièrement vos feuilles et passez les à l’extracteur.

Si vous n’avez pas d’extracteur, il va vous falloir hacher vos feuilles, puis les presser au pahii, comme pour faire du lait de coco avec le coco rapé.
Une fois le jus obtenu, ajoutez y le même volume de miel, mélangez le tout… votre sirop est prêt !

Dans mon jardin comestible – Repiquer des radis – au jour le jour – 02-04-2017

radis

Ia ora na tatou, Bonjour les amis,

Aujourd’hui, première épisode de la série “au jour le jour”, pour partager avec vous une action d’autonomie alimentaire.

On commence avec le repiquage des radis que nous avons fait cet après-midi.

Trois semaines après un semis assez dense, les radis sont bien sortis.

Comme ils sont sortis serrés, il est important de les repiquer.

 

Quand on repique, on va chercher à retrouver un collet, c’est à dire l’endroit qui fera la frontière entre la partie enterrée et la partie aérienne.

Je travaille sur une de nos jardinières fabriquées avec des palettes, au format standard, 80 centimètres sur 120.

Certains radis sont sortis et ont poussé un peu à l’écart de la motte. Pour ceux là, pas de problème, on peut les laisser poursuivre leur croissance.

 

Pour ceux qui sont sortis en motte, on peut constater les tiges blanches sous les feuilles. Ils se font concurrence, et ils n’ont pas de collet évident à trouver.

Je repique les radis à environ 4 centimètres les uns des autres. Ce qui est encore relativement serré, mais le but sera de récolter nos radis plutôt jeunes, d’ici un mois, un mois et demi.

Un repiquage après semis comme celui-là, fonctionnera sur le même modèle pour les salades, les blettes, les épinards et pas mal d’autres petits légumes.

Les radis sont faciles à cultiver et poussent partout dans le monde.

Ils se consomment crus, en salade, sont appréciés pour le croquant et le piquant.

Je serais curieux de savoir ce qu’ils donnent en lactofermentation, ce sera un truc à essayer.

 

Voilà, ce repiquage nous aura pris environ 5 minutes. Et voilà ce que ça donne.

Merci d’avoir suivi, et peut-être, apprécié cette petite chronique, disponible aussi en vidéo.
A bientôt ! Nana !