Connaître ces 3 plantes, c’est comme posséder un trésor. Un trésor à préserver.

3 plantes sauvages comestibles poussent partout en France, à la ville comme à la campagne.

On peut vivre en pleine ville, et accéder à la ressource ultime : une super nourriture à portée de main.

Nutritives et médicinales, ces 3 plantes sont présentes dans presque toutes les villes de France. Et aussi dans nos campagnes, bien sûr.

Autant dire que les connaître, et apprendre à les utiliser, c’est posséder un atout majeur.

Le grand plantain

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Le laiteron

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Le trèfle.

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Je vous laisse vous renseigner sur leurs vertus nutritives et médicinales et sur leur utilisation (apprendre à les marier à vos salades et à les assaisonner). Elles sont connues et reconnues depuis des siècles et on trouve tout ce qu’il faut sur le net.

Mais attention : cette ressource est fragile et précieuse, il faut la préserver sur le long terme, et même contribuer à la répandre.

Si vous voulez en profiter, vous avez deux options.

Simplement cueillir ou repiquer chez soi.. et ailleurs.

Si vous cueillez seulement, surtout, veillez à seulement couper les feuilles que vous consommerez, sans JAMAIS arracher la plante. Vous pouvez les garder dans un kleenex ou un sopalin mouillé pour en garder l’humidité, c’est à dire la fraîcheur et le croquant.

Si vous voulez repiquer chez vous, entraînez vous avec un seul pied au milieu d’une vaste colonie, jusqu’à ce que vous parveniez à faire repartir la plante dans votre pot (ou dans le petit coin de terre où vous souhaitez qu’elle repousse).

Arrachez délicatement le pied, avec sa motte de terre si possible, et mettez la partie racinaire dans un kleenex ou un sopalin humide pour en garder l’humidité.

Et j’invite tous ceux qui voudront devenir des intimes de ces plantes, à en devenir aussi des propagateurs. En prélevant un individu d’une colonie, il est possible de le repiquer ailleurs et faciliter sa propagation. Essayer d’observer le biotope de la plante (ombre, arbres à proximité, type de sol) permet d’augmenter ses chances de réussite.

Je vous souhaite de bonne salades sauvages, que vous soyez en ville ou à la campagne.

Chérissons ces plantes de santé merveilleuses et abondantes ! 🙂

Les jardins de Paris (et d’ailleurs) opèrent leur mutation sauvage.

 
Tout a commencé avec Jardins, jardin, un évènement annuel organisé au jardin des Tuileries de Paris, depuis presque 15 ans.
 
Cet évènement a été un catalyseur institutionnel de l’envie de voir revenir la nature dans la ville.
 
Le jardin des Tuileries, pour donner l’exemple, a opéré lui-même, progressivement, sa mutation sauvage, donnant la part belle aux fleurs, pour ensuite ouvrir ses portes aux légumes.
On n’y attend plus que les arbres fruitiers.
 
Dans le sillage des Tuileries, de nombreux jardins de Paris ont aussi fait leur mue (comme le parc Monceau sur la photo)
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PERMIS DE VÉGÉTALISER
 
Avec les permis de végétaliser, un cap supplémentaire est passé. Les fleurs et les légumes quittent l’enceinte des jardins publics pour s’inviter dans les rues.
On rejoint ainsi la démarche des Incroyables Comestibles.
 
Plusieurs grande villes de France ont aussi, en cette année 2017, attribué de nombreux permis de végétaliser.
Chaque citoyen peut demander à sa commune le kit du planteur en herbe.
Mais surtout, et c’est le plus important, chaque citoyen est invité à planter, semer et bouturer, des fleurs, des aromatiques et des légumes, pour son plaisir et celui de ses concitoyens.
 
 
Citadins de France, de Navarre et d’outremer, invitez la nature en ville, et goûtez-y !
 
Photo : fleurs au Parc Monceau, Paris 8ème, 27 juin 2017.

Comment faire sa pommade maison?

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Ce texte n’est pas une contribution d’expert. C’est un essai personnel à partir de la notion de baume ou de pommade, une première ébauche avant d’aller plus loin.

Chacun d’entre nous connaît de nombreuses situations où les soins externes sont nécessaires.

Certes, le corps se répare tout seul. Certes, c’est de l’intérieur que nous pouvons renforcer cette capacité du corps à faire face aux agressions externes.

Mais lorsque cette agression survient, le soin externe est d’un grand secours.
Pour protéger la peau, cette précieuse frontière, qui vient de subir une agression.
Pour nourrir les tissus de l’extérieur.

Par soin externe, on aurait pu comprendre, à juste titre, l’aide apportée par quelqu’un d’autre que soi (plutôt que par soi-même). Etre aidé, être soigné, être soutenu, voilà quelque chose qui nous met du baume… au coeur. Et ça aide énormément à aller mieux quand on a eu un gros bobo.

Mais dans ce post, par soin externe, nous entendons ici plutôt le fait d’appliquer une matière sur notre peau pour agir de l’extérieur. Evidemment, s’il vous est appliqué par une personne extérieure, bienveillante, c’est encore bien mieux ! 🙂

Les traditions humaines ont, partout dans le monde, inventé des préparations, qui ont pour point commun assez systématique l’utilisation d’un corps gras. On parle de baume, pommade, onguent,…

Le corps gras a plusieurs intérêt : il est généralement imputrescible (il ne pourrit pas, par contre il peut rancir). Il va permettre de solidifier une préparation liquide, de la figer, de la conserver.

Et le corps gras, s’il est bien choisi, apportera aussi ses propres principes actifs en complément de ceux des plantes que l’on va y intégrer.

Quels corps gras?
Entre les huiles les plus fluides et celles qui ont un point de fusion (température où ça fond) élevé, le choix est large. On peut choisir la plus disponible localement, la moins raffinée, la plus riche en micronutriments, etc… et un peu tout ça à la fois. On peut penser aussi aux produits de la ruche : cire, propolis et miel, qui ont toute leur place dans une préparation de ce type.

Quelles plantes intégrer? Comment les préparer?
Les plantes médicinales sont nombreuses et beaucoup d’entre elles peuvent être intégrées à un baume (mais aussi les feuilles, l’écorce, les racines, certains fruits,…)
Un point majeur à prendre en compte est le processus de dégradation du végétal brut après récolte.
Distinguons trois situations : le végétal séché, le végétal fermenté, le végétal brut fraîchement cueilli.

.Le végétal séché est stable, mais il est moins intéressant pour faire un baume que pour faire une tisane, la libération de ses principes actifs est conditionnée par la réhydratation. Hors le corps gras n’est pas réhydratant.

.Le végétal fermenté a trouvé sa stabilité. Mêlé au corps gras, on peut supposer que le mélange sera lui-même stable. Les questions que l’on peut se poser concernent l’évolution des principes actifs durant la fermentation, mais de nombreuses exemples témoignent de l’intérêt pour la santé du végétal fermenté, alors on peut penser que c’est bon pour un baume.

.Le végétal frais dès qu’il est cueilli va commencer sa transformation. Pourrissement, moisissures, fermentation alcoolique ou lactique. Pour canaliser vers une fermentation lactique, il faut noyer le végétal… dans de l’eau…
C’est à l’issue de cette fermentation, plus ou moins complète que l’on peut intégrer le végétal fermenté à notre corps gras et homogénéiser le tout.
On peut donc imaginer deux options pour le végétal frais :
.soit extraire le jus que l’on mélange tel quel au corps gras. On obtient un mélange qui va évoluer. A observer…
.soit fermenter le végétal, une à deux semaines, puis presser et intégrer.

Le mélange pourra être fluidifié, homogénéisé et rendu plus stable par une cuisson légère, soit en casserole soit au bain marie.

Voilà, avec ces quelques pistes, je m’en vais à l’aventure. Pour ma part, je ferai mes gammes et mes arpèges avec l’huile de coco, les produits de ma ruche, et dans un premier temps, le gros thym, le noni de Tahiti et l’aloe vera. Je vous tiendrai au courant de mes expériences… évidemment ! 🙂

Et vous les amis, quelles sont vos préférences, vos idées de préparation?

Si vous deviez préparer un baume, une pommade, comment le feriez-vous?

Un étonnant sirop à partir de deux plantes tropicales – au jour le jour

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Du basilic polynésien (le miri), de la sauge tropicale (le gros thym), du miel. Trois ingrédients exceptionnels pour un sirop très complet. Antibactérien, anti-inflammatoire, antispasmodique, digestif, antifongique, antiviral, sédatif.

 

Cette longue liste des propriétés scientifiquement reconnues de ces plantes vous donne une idée des services que pourra vous rendre cette boisson ! 🙂

Sirop pour la toux, le rhume, les grippes, mais pas seulement.  C’est aussi un antibiotique naturel à large spectre. Et un breuvage de santé, sans les effets secondaires des médicaments chimiques.

Vous aurez besoin de deux plantes et de miel. Chacun des trois éléments de la recette complète les deux autres pour, au final, avoir un produit complet et efficace.

A défaut de miel, vous pouvez éventuellement utiliser du sucre, mais ce ne sera pas exactement le même produit.

 

Cueillez des rameaux bien frais de miri tahiti.

pour 400 ml de sirop, j’ai utilisé 12 tiges fraîchement coupées de miri.

 

Cueillez des feuilles de gros thym (la sauge locale). Etant donné leur grande taille, une vingtaine de feuilles m’ont suffi.

 

Si vous disposez d’un extracteur de jus, c’est l’idéal. Coupez grossièrement vos feuilles et passez les à l’extracteur.

Si vous n’avez pas d’extracteur, il va vous falloir hacher vos feuilles, puis les presser au pahii, comme pour faire du lait de coco avec le coco rapé.
Une fois le jus obtenu, ajoutez y le même volume de miel, mélangez le tout… votre sirop est prêt !

Sa majesté le romarin

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Ia ora na, Bonjour les amis,

 

Aujourd’hui nous vous proposons de passer un moment en notre compagnie, et on va partager avec vous tout ce que l’on sait d’une plante merveilleuse aux multiples vertus, le romarin.

D’où vient le romarin? quelles sont ses vertus? comment le multiplier? comment l’infuser? On vous montrera une de nos recettes préférées, le sirop de romarin.

Et enfin on terminera avec un petit rituel familial.. c’est tea time à la maison !

Nous sommes une petite famille de l’île de Tahiti, et depuis quelques années nous avons cherché à développer notre autonomie alimentaire et médicinale.

Avec mon épouse Cécile et nos deux filles Nano et Heilani, nous avons planté plus d’une centaine d’espèces dans notre petit jardin, et on a hâte de toutes vous les présenter.

Aujourd’hui, nous mettons à l’honneur sa majesté le romarin.

Notre pied de romarin a bien grandi, et comme tous les ans, il est temps de le tailler. On vous montrera par la suite ce qu’on fera des herbes arrachées et des branches taillées.

Savez-vous que le romarin a été reconnu comme un remède majeur pendant des centaines d’années?

C’est une plante aromatique incroyable, avec des petites feuilles gorgées de sève et d’huiles essentielles.

 

Parlons un peu de ses vertus médicinales, sans rentrer dans trop de détails scientifiques.

 

Le romarin est un allié pour tous ceux qui souffrent de problèmes hépatiques et gastro-intestinaux. Il agit au niveau de la vésicule biliaire et facilite son évacuation dans l’intestin.

Il calme la toux et contribue au confort de l’asthmatique. il est recommandé pour les rhumatismes, la fatigue, les vertiges et les troubles nerveux en général. Le romarin est efficace pour mieux dormir, bien se réveiller et être de bonne humeur.

 

Notre petite chipie Heilani va maintenant vous montrer comment on bouture le romarin.

Comme vous voyez, on coupe un rameau. On va enlever la majeure partie des feuilles pour diminuer les besoins énergétiques de ce qui va devenir une nouvelle plante.

On peut bouturer la partie terminale ou faire des boutures sur la partie bois, ça marche aussi !

Bravo Heilani pour ta belle bouture !

Dans le pot, les feuilles repousseront à partir du moment où les racines se développeront.

L’important, le plus important pour que ça marche, c’est de garder une terre bien humide.

 

Et pour ça, la clé, ce sera de couvrir la terre après éventuellement un premier arrosage.

Le paillage le plus facile à utiliser, c’est certainement le gazon tondu, mais là on va utiliser nos herbes arrachées et nos tailles de romarin. On n’hésite pas à faire une belle couche, ça va protéger et nourrir le sol.

 

L’utilisation la plus répandue du romarin, c’est l’infusion. On peut utiliser les rameaux frais, comme cet après-midi. On peut aussi le faire sécher, à l’ombre, dans un récipient large et aéré. Ses feuilles vont sécher et tomber. Et on peut le conserver très longtemps comme ça.

 

Verser de l’eau très chaude mais non bouillante, laisser infuser 5 minutes environ. L’infusion permet à la feuille de diffuser dans l’eau une part de ses principes actifs, ainsi que les huiles essentielles contenues dans ses feuilles.

Et pour sucrer une infusion royale comme celle-là, rien n’égale le miel. Nos amies les abeilles ont bien travaillé, elles sont juste à côté, si vous m’entendez les abeilles, merci aussi pour ce moment !

Nous ferons un sujet spécial mon jardin comestible pour vous montrer comment on peut accueillir des abeilles chez soi. On attend juste la prochaine récolte, d’ici un mois, pour vous faire une chouette vidéo là dessus.

 

Avant de finir avec sa majesté le romarin, on va partager avec vous une recette maison bien utile, une boisson de santé facile à faire. Un sirop de romarin. On utilise quelques rameaux frais et un peu de miel. On va passer des rameaux bien frais à l’extracteur de jus. Si vous n’avez pas d’extracteur, vous connaissez certainement quelqu’un qui en a un. Mais ça vaut vraiment le coup d’en avoir un chez soi.

L’extracteur permet de séparer les fibres végétales et le jus, qui contient tous les principes actifs.

Avec le romarin, le jus est tellement fort qu’on va utiliser un dosage d’un tiers de jus de romarin pour deux tiers de miel. Le sirop de romarin, tout comme l’infusion, est une merveilleuse boisson guérissante, mais c’est aussi une super nourriture qui peut être consommée, quand vous voulez et qui va avoir une action médicinale préventive. Plus vous l’utiliserez au quotidien, moins vous en aurez besoin comme remède ! Et voilà un petit sirop, à mettre au frigo et qui sera prêt à l’emploi.

 

Pour des cures curatives ou préventives, on peut boire une ou deux cuillérées à café de sirop de romarin le matin à jeun ou avant le repas, on peut le boire, ou dilué dans de l’eau de l’eau frâiche, ou encore mieux dans une citronnade !

 

C’est tea time à la maison, Heilani reçoit ses hôtes, elle a mis les petits plats dans les grands, service impeccable…c’est encore mieux sur un set de table plein de couleurs pour faire le bonheur de papa et maman !

C’est bon pour les papilles, et en plus c’est bon pour la santé !