Jardins-ouvriers-09

Photo : jardins de Macheren en Moselle, Lorraine.

 

L’histoire des jardins ouvriers commence à la toute fin du 19ème siècle.

On est en plein basculement : plus que jamais jusque là, les paysans quittent leur terre pour devenir ouvriers à la ville.

L’abbé Lemire pense à un espace nourricier et solidaire, qui deviendra le jardin ouvrier.

Les jardins ouvriers, devenus jardins familiaux après 1945, connaîtront un essor continu jusqu’aux 30 glorieuses.

 

L’ère de la consommation de masse… et la pression foncière, ont bien failli, durant les années 60 à 80, avoir raison des jardins familiaux.

La nécessité et la demande, l’utilité sociale et la symbolique politique attachés à ces espaces hors commerce, ont permis leur survie… jusqu’aux années 2000.

Antidote à l’hypermodernité, outil socio-politique de premier choix, précurseur d’une nouvelle forme d’organisation?

Le jardin partagé, qui connaît un essor formidable depuis quelques années est donc la résurgence d’un outil social ancien, au service des communes et de leur population.

Un outil promis à un brillant avenir. Un lieu d’expérimentation.

Pour soigner le sol.

Réinitier les familles à l’autonomie.

Restaurer la résilience des communautés.