Contrairement à la pseudo-science qu’on nous servait, il n’y avait pas de surmortalité des abeilles, pour être tout à fait honnête, on est même plutôt en présence d’une surpopulation des abeilles domestiques relativement à la globalité des insectes, quelle que soit l’affection qu’on peut avoir pour ces adorables petites bêtes.. On avait confondu le réel et le quantifié. Pourquoi s’était-on focalisé sur les abeilles? Parce qu’elles sont quantifiées. Pourquoi sont-elles quantifiées? Parce qu’elles sont « bankables ».
 
Derrière ça, il y a une chute massive de l’ENSEMBLE du vivant, dans tous les pays « développés », qu’on devrait plutôt rebaptiser « en voie de sous-développement ».
Cette chute massive fait suite, selon moi, à la déforestation, au défrichage obsessionel, au bétonnage galopant, les produits chimiques étant un facteur parmi d’autres (mais là aussi, on réduit le réel à un facteur quantifié et puis c’est plus facile de dire méchant Monsanto que méchant Moi vilain consommateur d’essence d’asphalte de céréales de béton).
 
Le sol a perdu 80% de son activité biologique, 80% des insectes ont disparu.
Comment ne pas réaliser dans ces conditions que la survie de 8 milliards d’humains risque de devenir un pari risqué?
 
La civilisation moderne est une anti-civilisation.
Stop ou encore?
http://www.lemonde.fr/biodiversite/article/2017/10/18/en-trente-ans-pres-de-80-des-insectes-auraient-disparu-en-europe_5202939_1652692.html