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On désigne, par le doux nom de “mauvaise herbe”, les herbes sauvages en général, et plus particulièrement celles que l’on ne connaît pas et qui ont tendance à pousser à la place de nos protégées.

Nos protégées? Laitues, poireaux, choux, carottes, navets, courgettes,….

 

Les importunes? Chiendent, pissenlit, amaranthe, pourpier, trèfle, oxalis,..

 

On s’évertue à faire pousser notre protégée, sans herbicide, sans pesticide, elle est si fragile, c’est une plante cultivée, tu sais c’est pas si facile…

 

Alors, de voir les importunes pousser sans effort, sans maladie, et surtout sans qu’on leur aie rien demandé pourrait nous mettre en rage… grr… encore du boulot, va falloir désherber tout ça !

 

Mais au fait, regardons y de plus près.

 

Ces mauvaises herbes, d’où viennent-elles? Qu’est-ce qui leur prend de venir tout le temps envahir nos jardins et nos planches de culture? Quel est donc le secret de leur résistance à l’arrachage, aux maladies. Ont-elles quelque intérêt après tout?

 

Si on commence à les étudier, à étudier l’histoire de nos plantes, on tombe sur le c… vraiment.

Et on commence à se rendre compte que depuis le début on nous l’a fait.. à l’envers.

 

Si les plantes sauvages sont si résistantes à tout : à l’arrachage, aux bébètes, aux plantes cultivées, à la sécheresse, c’est pour une simple raison :

Les plantes natives de notre sol, ce sont elles. Et ce sol, il est à elles, jusqu’à ce que nous en décidions autrement. Les parasites, dans l’affaire, ce seraient plutôt nos protégées. Et si l’on considère que nos protégées ne tiennent qu’avec notre soutien actif, au bout du compte les parasites… c’est nous.. 😉

 

Et ça n’est que le début…

 

Sur le plan nutritionnel, les plantes sauvages sont loin devant nos légumes. Et quand je dis loin, c’est de beaucoup… Même le chiendent, que l’on méprise tant, est un alicament, dont le jus est un super purgatif.

 

Sur le plan agricole, sachant qu’on cherche tous des plantes qui poussent bien sans trop d’intervention humaine, elles nous tendent les bras. Et bien souvent, elles sont ce que le sol pouvait désirer de mieux pour s’enrichir, en azote, en potasse ou en calcium… tiens donc !

 

Evidemment, on ne va pas tout de suite remplacer les carottes et le choux par du pourpier et du laiteron… quoique..

 

En tout cas, on a tous d’excellentes raisons, et toi le premier, dès aujourd’hui, de voir ces plantes avec un autre regard.

Elles n’ont pas renoncé à pousser sous tes pieds, et à te dire : Hé ho, je suis là, goûte moi, croque moi, fais connaissance avec moi !

Tu l’entends?