Mon jardin comestible

En route vers la souveraineté alimentaire

Dans mon jardin comestible – Repiquer des radis – au jour le jour – 02-04-2017

radis

Ia ora na tatou, Bonjour les amis,

Aujourd’hui, première épisode de la série “au jour le jour”, pour partager avec vous une action d’autonomie alimentaire.

On commence avec le repiquage des radis que nous avons fait cet après-midi.

Trois semaines après un semis assez dense, les radis sont bien sortis.

Comme ils sont sortis serrés, il est important de les repiquer.

 

Quand on repique, on va chercher à retrouver un collet, c’est à dire l’endroit qui fera la frontière entre la partie enterrée et la partie aérienne.

Je travaille sur une de nos jardinières fabriquées avec des palettes, au format standard, 80 centimètres sur 120.

Certains radis sont sortis et ont poussé un peu à l’écart de la motte. Pour ceux là, pas de problème, on peut les laisser poursuivre leur croissance.

 

Pour ceux qui sont sortis en motte, on peut constater les tiges blanches sous les feuilles. Ils se font concurrence, et ils n’ont pas de collet évident à trouver.

Je repique les radis à environ 4 centimètres les uns des autres. Ce qui est encore relativement serré, mais le but sera de récolter nos radis plutôt jeunes, d’ici un mois, un mois et demi.

Un repiquage après semis comme celui-là, fonctionnera sur le même modèle pour les salades, les blettes, les épinards et pas mal d’autres petits légumes.

Les radis sont faciles à cultiver et poussent partout dans le monde.

Ils se consomment crus, en salade, sont appréciés pour le croquant et le piquant.

Je serais curieux de savoir ce qu’ils donnent en lactofermentation, ce sera un truc à essayer.

 

Voilà, ce repiquage nous aura pris environ 5 minutes. Et voilà ce que ça donne.

Merci d’avoir suivi, et peut-être, apprécié cette petite chronique, disponible aussi en vidéo.
A bientôt ! Nana !

NOURRIR LA VILLE

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Il y a encore un siècle, Paris était entourée d’implantations maraîchères dans laquelle furent expérimentées de nombreuses techniques permettant de produire beaucoup dans un tout petit espace. Intéressant, hein?

Tout autour de Paris, l’étroite ceinture verte a nourri la capitale jusqu’à la grande Guerre de 1914-1918. C’est un petit miracle agronomique qu’ont réalisé ces maraîchers de Paris, qui nous ont laissé un bel héritage, largement méconnu.

 

C’est ici que prit naissance ce qu’on appela par la suite “micro-agriculture bio-intensive” qui, après un détour par l’Amérique du Nord dans les années 30, revint en France dans les années 80 après avoir été intégrée à la “permaculture”.

De l’art de faire du neuf avec du vieux…

Ou comment l’idéologie du progrès veut toujours nous faire prendre pour neuf ce qui est ancien !

 

Aujourd’hui, dans les dernières reliques de la petite ceinture, ainsi que dans un grand nombre de jardins publics de Paris intra-muros et des communes environnantes, l’utopie maraîchère revoit le jour. Les permis de végétaliser se multiplient et PLANTER devient un outil de restauration du lien social.

Nourrir la ville, est-ce encore possible aujourd’hui, sans importer, sans gaĉher des ressources, sans polluer?

Le maraîchage bio-intensif du siècle dernier va-t-il renaître pour révolutionner la problématique de l’approvisionnement urbain?

 

Quel plan pour une autosuffisance alimentaire du bassin parisien? Et au-delà, y a-t-il, en 2017, des modèles fonctionnels pour l’agriculture urbaine?

Et en amont, quels processus démocratiques? quelles stratégies pour une appropriations populaire de la question alimentaire?

La démarche des Incroyables Comestibles rejoint cette espérance. Elle est pour nous une source d’inspiration.

Je voulais en tout cas partager avec vous cette photo qui me laisse songeur, et m’inspire ces questionnements.

Une photo qui dit beaucoup sur le sens de l’histoire (ahhh le progrès) et la ville colonisatrice.

Pas loin de là, à la lisière de Paris et de Boulogne, ont été érigés les immenses studios de la chaîne TF1.. Pas la même nourriture..

Donner des plantes dans un espace public

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Rassembler tes surplus. Faire des boutures. Faire tes semences. Et puis donner.

Avec le temps, d’autres viendront se joindre à toi.
Vos échanges vous permettront d’enrichir vos jardins respectifs.
Et cette diversité grandissante renforcera la quantité et la qualité de vos dons.

Avec les années, il y aura, dans ta région, tellement de surplus,
tellement de biodiversité, que les prix des fruits et légumes vont commencer,
localement, à baisser, pour, petit à petit, tendre vers zéro.

Vous partagez vos méthodes de jardinage, vos jardins deviennent des bulles de fertilité.
Vous réinventez l’économie, et vos communautés deviennent autosuffisantes.

Et personne n’a rien remarqué. Parce que les vrais changements sont venus d’en bas.
Ont mobilisé d’abord les cœurs.
N’ont rien coûté. Et ont apporté beaucoup.

Ces 4 plantes sauvages sont médicinales et super nutritives. Elles poussent partout dans le monde et sont faciles à reconnaître.

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Tout autour de nous, dans nos jardins, au bord de nos routes, de nos parkings, au pied de nos immeubles, poussent des trésors insoupçonnés.

Si l’on met à part les connaisseurs, les plantes sauvages comestibles sont méconnues, alors qu’elles sont les ancêtres de nos légumes. Et si on les compare à nos légumes cultivés, elles ont beaucoup, mais alors beaucoup d’avantages.

Elles poussent seules, sans arrosages, sans engrais, et évidemment sans pesticides.
Elles ont un potentiel nutritif incroyablement plus élevé que nos légumes maraîchers.
Leur teneur en vitamines et minéraux est simplement hallucinante.

Vous avez donc toutes les raisons de vous y intéresser sérieusement.
Faites vos recherches si vous voulez connaître les propriétés précises de chaque plante.
Tout ce que je souhaite retenir pour ma part, c’est que toutes les plantes sauvages comestibles sont super minéralisantes et incroyablement anti-oxydantes, c’est à dire réparatrices et rééquilibrantes.

Parmi toutes les plantes sauvages comestibles, 4 sortent vraiment du lot. Ce sont mes favorites ! Pour 4 raisons toutes simples.

D’abord, elles poussent partout dans le monde.

Ensuite, elles ont été depuis des siècles, et par tous les peuples du monde, considérées comme de grandes médicinales.

De plus, elles sont consommables crues, sur place lors de la cueillette, émincées en salade, ou cuites comme un légume sauté.

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Enfin, elles sont faciles à reconnaître.
Allez dans le jardin public le plus proche de chez vous, et vous êtes quasiment certain de rentrer chez vous avec l’une d’entre elles et agrémenter dès aujourd’hui votre salade de ce soir.

Commençons par le pissenlit.
Sous ce nom, je placerai plusieurs plantes très proches et toutes comestibles.
Le pissenlit, le laiteron et l’emilia. Le nom « pissenlit » nous met sur la piste de ses propriétés diurétiques 😉
Toutes les 3 forment, à la maturité de la fleur, cette corolle blanche qui se disperse dans le vent et que tout le monde reconnaît.

 

 

La deuxième, c’est le plantain. Grand plantain ou plantain lancéolé. Une plante centrale de la pharmacopée traditionnelle. Une super salade.

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Ensuite, le pourpier. Le roi, c’est le pourpier sauvage, que l’on trouve vraiment partout, mais son cousin le poupier cultivé (aux grandes fleurs) fait un très bon légume dans nos assiettes.

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Et enfin, le trèfle et l’oxalis, ou plutôt les trèfles et les oxalis puisque là aussi les variétés sont nombreuses.
Croquer dans une feuille d’oxalis est une expérience incroyable. La note citronnée vous saisira de surprise, une belle surprise, qui donne envie d’utiliser plus souvent cette petite merveille.Dans cette famille, ma préférée est l’oxalis pourpre, majestueux et si frais en bouche !

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Alors, bonnes recherches, bonnes cueillettes. Que le régal végétal vous accompagne tout au long de votre vie !

La bouture : universelle, simple, efficace


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La bouture, dans sa forme la plus commune, consiste à multiplier une plante en prélevant des morceaux de tige, à aider ces morceaux à produire de nouvelles racines, pour enfin les planter.

Autrement dit : à partir d’un arbre ou d’un légume, en faire 2, 5 ou 50 identiques au premier.

Si l’on distingue plusieurs types de bouture, essentiellement selon la dureté du “bois” de la tige, une large part de l’adaptation à opérer face à chaque situation particulière peut être laissée à l’expérience et à l’intuition.

Ami planteur, ne te préoccupe pas trop de savoir s’il FAUT faire comme ceci ou comme cela.

Observe, compare, essaie.. Construis ton expérience patiemment, elle vaudra tous les traités les plus savants et les plus techniques.

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Je n’ai qu’un conseil à te donner (mais tu t’en rendras vite compte 😉 ), celui qui correspond selon moi au facteur de réussite essentiel d’une bouture : UN MILIEU HUMIDE pour le réenracinement. Ca peut-être de l’eau, ça peut-être du sable ..humide, ça peut-être de la terre ..humide, ça peut-être du végétal en décomposition..humide… essaie et tu verras ce qui marche et ce qui ne marche pas.

Saviez-vous que, sous toutes les latitudes, on bouture très facilement de très nombreux légumes : tomates, aubergines, courges,… et tous les légumes feuilles !!

Ainsi que plein d’arbres aux fruits délicieux : mûriers, pêchers, figuiers,…

Ainsi, en bouturant un mûrier, je peux avoir de nouvelles mûres au bout d’à peine 2 mois !! 🙂

Et si bouturer devenait un geste quotidien, pour avoir chez moi, rapidement, non pas 1 mais 10 pieds de cette variété de tomate que j’aime tant, et faire de même avec toutes mes espèces préférées.

Et si bouturer devenait un geste quotidien, pour faire de jolis cadeaux autour de moi?

Et si pour moi, pour toi, pour nous, bouturer devenait un geste quotidien, pour propager le meilleur de nos jardins tout autour de nous?

Vos commentaires, partages d’astuces, questions et témoignages avec photos sont les bienvenus !

Si vous souhaitez rejoindre la communauté mon jardin comestible, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessus. Je vous offrirai alors la possibilité de télécharger gratuitement mes trois livres préférés. Si je devais n’en emporter que trois sur une île déserte, ce seraient précisément ces trois là, et ils seront à vous dans quelques minutes.

Ia ora na les amis, à très bientôt ! 🙂

Philippe

Danse avec les abeilles

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Lorsqu’on a fait, par passion, par conviction, le choix d’un parcours vers l’autonomie alimentaire et la biodiversité, alors un jour ou l’autre nos amis les abeilles s’invitent au programme.

On envisage une danse avec les abeilles, sans trop savoir ce qui nous attend. Quand on parle d’abeilles, on nous dit tout de suite apiculture, formation professionnelle, etc… Et c’est là où le bât blesse. Je voulais accueillir des abeilles mais je ne voulais pas devenir apiculteur.

Je voulais accueillir des abeilles pour trois raisons : pour récolter du miel, pour faciliter la pollinisation, et pour satisfaire ma curiosité de cohabiter avec cette espèce si différente de moi.

Tout le bagage apicole m’ennuyant profondément, j’ai donc sauté le pas sans préparation, en me disant “faisons le et nous verrons bien”.

Nous approchons aujourd’hui de notre troisième récolte, nous avons divisé la colonie en deux, et l’aventure continue.

Quelques interrogations sur la marche à suivre parfois. Quelques piqûres. Mais beaucoup de satisfaction. Et une affection grandissante pour ces petites bêtes.

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Il ne s’agit pas d’apiculture. Après 24 mois de cohabitation, tout me laisse penser que les abeilles sont autosuffisantes, pour peu qu’on ne leur complique pas trop l’existence.

Ce serait un plaisir pour moi d’en parler plus en détails, de partager mon expérience de A à Z. L’accueil des ruches dans un jardin pourrait faire l’objet d’un petit support pratique, du genre, par exemple, “comment j’ai accueilli des abeilles à la maison et comment VOUS pourriez le faire”.

Si vous êtes nombreux à faire part de votre intérêt sur ce sujet, c’est avec plaisir que je ferai cette vidéo. Donnez moi votre avis dans les commentaires.

Si vous souhaitez rejoindre la communauté mon jardin comestible, il vous suffit de cliquer sur le lien ci-dessous. Je vous offrirai alors la possibilité de télécharger gratuitement mes trois livres préférés. Si je devais n’en emporter que trois sur une île déserte, ce seraient précisément ces trois là, et ils seront à vous dans quelques minutes.

Ia ora na les amis, à très bientôt ! 🙂

Philippe

Incroyable : la matière première de ces briquettes est.. la terre de ton jardin !

briquettes

Par ce post, je vous livre une de nos découvertes des dernières années.

Besoin d’un petit muret pour encadrer une planche de culture?

La Terre de notre jardin peut constituer la matière première d’une petite maçonnerie super écologique et super économique !

A la lumière de notre expérience, nous pouvons affirmer qu’il est possible de former des briquettes très durables avec 80% de terre du jardin pour seulement 20% de liant (ciment ou argile pure).

Il est donc possible de réaliser chez soi, des petits murets à base de briquettes super écolo, sans cuisson, presque totalement biodégradables, et quasi gratuites.

Une autre approche encore plus radicale : la terre brute SANS AUCUN AJOUT, si on la filtre et on la tamise, peut servir de matière première unique à des petits murets qui tiendront quelques mois, voire quelques années en s’érodant progressivement.

A chacun de faire son expérience.

Pour les plus « paresseux », si vous avez besoin d’infos plus précises et pensez que ce sujet mérite un guide pratique, n’hésitez pas à nous contacter, et si vous êtes suffisamment nombreux, nous y travaillerons.

Et n’hésitez pas à vous abonner à la newsletter sur le site pour être informés de nos publications et formations.

A plus ! 🙂

Philippe

Des modules de formation pour l’autonomie alimentaire?

mettez-vous-au-jardinage-c-est-bon-pour-la-sante
Sur le site mon-jardin-comestible.com, nous souhaitons proposer, à ceux qui le souhaitent, des petits guides pratiques.
 
Comment : .démarrer des cultures .accueillir des abeilles .accueillir des poules .faire une jardinière en palettes .conserver ses légumes …..
 
Milles sujets pourraient être traités, et ce ne sont pas les idées qui manquent de notre côté.
Mais nous souhaitons sélectionner les sujets les plus utiles… pour vous !
 
Merci d’apporter votre contribution en nous proposant les sujets les plus brûlants pour vous, ceux pour lesquels vous seriez prêts à payer quelques euros pour avoir une aide précise et méthodique sur un sujet qui vous tient à coeur.
 
Quels sont vos besoins? Quels sont les sujets de guides que vous souhaiteriez pouvoir télécharger sur mon-jardin-comestible.com
 
Vous pouvez répondre en commentaire de cet article…

Thèmes du site

Le site mon-jardin-comestible.com est alimenté et structuré autour de quelques thématiques majeures :

.les approches agricoles régénératrices : permaculture, agroforesterie, micro-agriculture bio-intensive,…

.les plantes médicinales

.l’autonomie familiale pour répondre aux besoins essentiels : eau, nourriture, soins, construction et énergie

.l’expansion de l’abondance par le partage, l’invasion fruitière et les jardins partagés.

Bienvenue dans mon jardin comestible

mon-jardin-comestible.com est un site ressource pour tous ceux qui s’intéressent à l’autosuffisance alimentaire.

Il est animé et édité par Philippe Darius, écrivain, orthophoniste, jardinier.

A partir du site, chacun pourra accéder à 4 types de ressources :

.des ressources libres, c’est à dire les articles originaux de Philippe et des amis de la page, des articles externes relayés,  des vidéos et des livres numériques gratuits. Le but est de créer une petite encyclopédie de référence actualisée pour tous les amis du site.

.une sélection des meilleurs livres sur les sujets de l’agriculture naturelle (permaculture, agroforesterie,..), de l’autonomie familiale, des plantes médicinales, etc… La bibliothèque idéale, quoi…

.des modules de formation sous forme numérique, ebooks et vidéos, pour quelques euros. Des modules spécialement créés pour les amis du site, destinés à ceux qui souhaitent pouvoir s’appuyer sur les meilleures procédures, afin de construire leur autonomie pas à pas.

… et enfin, un accompagnement personnalisé pour ceux qui, ayant un projet d’autosuffisance alimentaire ou de conversion vers la permaculture, ont besoin d’un soutien sur la durée, et d’une méthodologie adaptée spécifiquement à leurs besoins.

Ecrivez nous sur la page facebook Mon Jardin Comestible, ou ici en commentaire de cet article si vous souhaitez poser une question ou faire un commentaire. Je ferai de mon mieux pour vous répondre.

J’espère que ce site répondra aux attentes de nombreux aventuriers de l’abondance 🙂